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« Consultations santé pour les migrants » : une expérimentation sur 4 ans

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médecin patient
La prise en charge médicale des personnes migrantes primo-arrivantes nécessite une organisation adaptée : barrière de la langue, méconnaissance du système de soins français, originaire de pays à forte endémicité pour certaines pathologies nécessitant des dépistages ciblés, etc..
Une population qui présente des besoins de soins sans que leurs parcours de santé soient organisés.
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Face à l’augmentation progressive ces 4 dernières années d’arrivées de personnes migrantes en Bretagne, le Réseau de Santé Louis Guilloux, a déposé un projet auprès de l’ARS dans le cadre de l’instruction du dispositif « article 51 », dont l’objectif est de garantir un égal accès aux soins à tous les migrants primo-arrivants du territoire.                

Sa finalité : développer, organiser et coordonner une offre de soins de premier recours en langue maternelle, pour les migrants primo arrivant se déclinant autour de trois axes :

  • Faciliter  les orientations des nouveaux arrivants vers les consultations par l’intermédiaire d’un secrétariat centralisé ;
  • Développer l’accès à l’interprétariat en médecine de droit commun (médecine libérale, centres de santé, maison de santé pluridisciplinaires) par la mise à disposition d’interprètes médico-sociaux professionnels, la gestion des prises de rendez-vous et leur financement ;
  • Proposer une prise en charge financière d’un temps de consultation adapté au profil des patients (consultation plus longue et complexe).
     

Validée le 18 juin par le comité national de l’innovation en santé dans le cadre du dispositif « article 51 », l’expérimentation, d’une durée de 4 ans, sera mise en place sur  le territoire de Rennes Métropole, avec une extension à tout le département d’Ille-et-Vilaine.

Le financement du projet se fait par la création d’un forfait dérogatoire de prise en charge par patient qui comprend :

  • deux consultations longues de médecin généraliste pas an ;
  • les prestations d’interprétariat professionnel en présentiel ou à distance ;
  • la coordination médicale et administrative ;
  • la formation des professionnels.

Il a été chiffré à plus de 600 000 euros incluant le financement dérogatoire et l’ingénierie du projet.

L’expérimentation sera évaluée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS)  et la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) et permettra d’élaborer un rapport au Conseil d’Etat qui décidera du potentiel d’entrée dans le droit commun de ces nouvelles modalités de financement.