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Démarche qualité en ambulatoire : analyse des évènements indésirables associés aux soins

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L’ARS de Bretagne souhaite développer une culture d’amélioration des pratiques sur le champ ambulatoire Ainsi, il est proposé à des pôles ou maisons de santé de mettre en place des réunions de retour d’expériences afin de mener une analyse des évènements indésirables associés aux soins, à l’instar de ce qui se fait dans les services hospitaliers.
Corps de texte

Les professionnels de santé du 1er recours, membres des pôles et maisons de santé qui seront intéressés pour expérimenter cette démarche, pourront répondre à un appel à candidature en 2017.

Le projet vise à développer le recueil des évènements indésirables et leur analyse lors de réunions de retour d’expérience. S’intéresser aux EIAS permet de renforcer une culture commune de sécurité des soins en repérant les EIAS dans la pratique de chacun sur le champ ambulatoire. 
Il s’agit d’un changement de culture visant l’amélioration collective du système en passant par une démarche d’explication. L’approche est systémique c'est-à-dire que l’analyse de l’événement ne vise pas la recherche d’une cause mais questionne toutes les causes qui contribueraient à la survenue de l’événement.

Les événements indésirables associés aux soins primaires, selon la HAS

La HAS préconise d’utiliser la définition de l’étude ESPRIT (Etude nationale en Soins PRImaires) qui a été réalisée en 2013 et qui s’appuie sur les avis de médecins généralistes : « un événement indésirable est un événement ou une circonstance associés aux soins qui auraient pu entraîner ou a entraîné une atteinte pour un patient et dont on souhaite qu’il ne se reproduise pas de nouveau. »

L’étude ESPRIT, a été conduite auprès de 127 médecins généralistes afin d’identifier la fréquence des EIAS dans le secteur ambulatoire. L’étude indique que chaque généraliste connaît en moyenne un événement indésirable tous les 2 jours.

Sur 13 438 actes recensés, 475 erreurs ont été repérées soit environ 3,5% d’incidents. Les EIAS sont fréquents mais les EIG sont rares. Les EIAS sont le plus souvent sans conséquence pour le patient (dans les ¾ des situations).

L’étude montre que pour 42% des situations, l’organisation de cabinet est questionnée et dans 21% la coordination des acteurs du système de santé. Viennent ensuite la rédaction des prescriptions, la communication avec les patients, les défauts de mobilisation des connaissances et des compétences. La moitié des problèmes surviennent en cabinet, un tiers au domicile et 3% en EHPAD.

72% des 475 EIAS ont été considérés comme évitables soit 270 EIAS. L’incidence est similaire en consultation et en visite.

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ARS Bretagne - Pôle Qualité :

Vanessa GALESNE pour les établissements de santé