Agir ensemble pour la santé des Bretons

Eaux de baignade en Bretagne : la qualité toujours au rendez-vous

Communiqué de presse
Visuel
Communiqué de presse - visuel générique
L’ARS Bretagne assure chaque année la surveillance sanitaire de près de 600 zones de baignade.
Ce suivi évite l’exposition des baigneurs à une eau pouvant présenter des risques sanitaires.
Les eaux de baignade bretonnes demeurent en 2017, de très bonne qualité : 98,1 % des sites contrôlés et classés respectent les exigences de qualité communautaires.
Corps de texte

Le contrôle de la qualité des eaux de baignade est une obligation communautaire depuis 1976. Il est réalisé par les Agences régionales de santé. Il porte sur l’ensemble des sites de baignade en mer et en eau douce où la baignade n’est pas interdite en permanence et pour lesquels la fréquentation est importante. L’ensemble des analyses est réalisé par des laboratoires agréés par le ministère en charge de la santé et implantés en région.

Le contrôle des eaux de baignade vise en premier lieu l’évaluation de leur qualité microbiologique, déterminée à travers deux indicateurs de contamination fécale : Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Plus ces germes sont retrouvés en quantité importante dans les eaux de baignade plus la probabilité de présence de germes pathogènes plus dangereux d’origine bactérienne (salmonella, shigella, …) ou virale (virus entériques, hépatite A, …) est élevée.

A l’occasion des prélèvements d’échantillons d’eau sur site, une surveillance visuelle générale de l’environnement de la baignade est aussi réalisée afin de repérer toute situation pouvant affecter la salubrité et la sécurité de la baignade (coloration anormale, pollutions par les hydrocarbures, échouages de macroalgues, présence de méduses, etc.).

Au cours de la saison 2017, 124 épisodes de contamination microbiologique ont été identifiés dans le cadre du contrôle sanitaire (2 % des échantillons prélevés). Ceux-ci ont quasiment exclusivement concerné des baignades en mer : 102 sites distincts (100 en eau de mer et 2 en douce), répartis sur 61 communes.

Parmi les 102 sites concernés, la moitié ont fait l’objet de mesures d’interdiction temporaire de la baignade (106 jours de durée cumulée d’interdiction de baignade sur la saison 2016) suite à des pollutions microbiologiques.

Les principales causes de contamination identifiées correspondent à des apports d’eaux contaminées via le réseau hydrographique ou le réseau de collecte des eaux pluviales, parfois des dysfonctionnements du système d’assainissement des eaux usées. Il reste parfois difficile d’identifier avec certitude l’origine de la contamination.

Comparativement à l’année 2016, les conditions météorologiques assez pluvieuses de l’été 2017 ont entraîné une augmentation des évènements de dégradation de la qualité de l’eau.

D’une façon générale, la qualité sanitaire des eaux de baignade bretonne est en amélioration constante et suit la tendance observée au niveau national.

A l’issue de la saison 2017, seuls 11 sites de baignade, exclusivement sur des eaux de mer, demeurent classés en qualité insuffisante en Bretagne :

  • Côtes d’Armor : Pors Rand (Pleubian), Baie de la vierge – Pont Roux (Ploulec’h)
  • Finistère : Theven (Santec), Guillec (Plougoulm), Croix et Barrachou (Guissény) Treompan (Ploudalmezeau), Château (Landunvez) et Ris (Douarnenez)
  • Morbihan : Cromenac’h et Betahon (Ambon)

Tous ces sites sont concernés par un programme d’actions visant la résorption des sources de contamination.

Situation des baignades en eau douce vis à vis de la problématique cyanobactéries

70 % des sites de baignade en eau douce contrôlés ont connu un au moins un épisode de prolifération algale important, nécessitant une interdiction ou restriction temporaire des usages pratiqués (baignade, activités, nautiques, consommation de poissons de pêche).

Un tiers des sites ont connu des épisodes de prolifération intense pendant au moins 3 semaines consécutives. Parmi les plans d’eau les plus impactés : l’étang de Lannorgant (Plouvorn, 29), la retenue du Corong (Glomel, 22), la base de plein air de Chénedet (Landéan, 35), les étangs d’Apigné (Rennes, 35), la vallée de l’Ise (Brie, 35), l’étang de la Forge (Martigné-Ferchaud, 35), le plan d’eau du Pertre (35), l’étang du Beauché (Carentoir, 56) et le lac au Duc (Taupont, 56).

Ce risque se traduit principalement par des gastro-entérites plus ou moins sévères selon les germes en cause, des affections de la sphère ORL et des dermatites. Des risques microbiologiques particuliers existent également en eau douce, tels que la leptospirose.

D’une façon générale, l’apparition de troubles sur la santé dépend du niveau de contamination de l’eau, de l’état de santé du baigneur et de l’intensité de son exposition à l’eau contaminée. Ainsi, les enfants présentent une probabilité plus importante que les adultes de contracter une infection lors des activités de baignade du fait de la durée des bains et de leur plus grande sensibilité aux germes pathogènes.

Depuis une quinzaine d’années, les cyanobactéries font également l’objet d’un suivi spécifique dans les baignades en eau douce. En effet, le développement de ces microalgues peut donner lieu à la libération de toxines dans l’eau, susceptibles d’occasionner un risque sanitaire pour les baigneurs ou les pratiquants d’activités nautiques (effets cutanés, hépatiques ou neurologiques selon les espèces présentes).

Les résultats d’analyses du contrôle sanitaire organisé par les ARS sont affichés, à l’initiative des maires, à proximité des plages. Des panneaux spécialement conçus à cet effet sont habituellement implantés à l’entrée des sites de baignade. Des informations complémentaires y sont également données concernant les causes précises des éventuelles contaminations des eaux de baignade et fermetures temporaires.

De plus, le site du ministère chargé de la santé dédié aux eaux de baignade, http://baignades.sante.gouv.fr, donne accès à l’ensemble de ces résultats tout au long de la saison balnéaire et permet de connaître les résultats obtenus lors des saisons précédentes.

La recherche de ces informations peut également s’effectuer en naviguant sur des cartes de la France métropolitaine et des départements d’outre-mer. Ce site Internet est disponible en trois langues (français, anglais et allemand) afin de répondre aux attentes du plus grand nombre et en particulier des touristes.

Il fournit également des conseils utiles pour profiter de la plage en toute sécurité.