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Nouvelles données relatives aux cancers : les autorités sanitaires précisent la situation bretonne

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L’ARS Bretagne, la Cire Bretagne et le Registre des tumeurs digestives du Finistère apportent un éclairage précis sur les nouvelles estimations d'incidence et de mortalité pour 24 cancers mises en évidence par une récente étude.
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Le réseau français des registres des cancers (réseau Francim), le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, Santé publique France et l’Institut national du cancer publient pour la première fois des estimations d’incidence et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 cancers en France dans les régions métropolitaines, en Guadeloupe, Guyane et Martinique. En répondant aux besoins des Agences régionales de santé (ARS) et des acteurs locaux, ces données seront un appui pour orienter les politiques de santé publique sur les cancers (préventions, dépistages ou offre de soins). Ces données seront très utiles pour les hôpitaux et cliniciens qui doivent adapter l’offre de soins aux besoins de santé.

Ces rapports permettent de décrire les variations d’incidence et de mortalité sur l’ensemble du territoire métropolitain, de la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique à une échelle régionale et départementale sur la période 2007-2016.

Points clés en Bretagne

Sur la période 2007-2016, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer (incidence) est estimé à 19 018 (toutes localisations confondues) dont 56 % chez l’homme.

Les 3 cancers les plus fréquents, responsables chaque année d’un peu plus de la moitié des nouveaux cas sont :

  • chez l’homme : prostate, poumon et côlon-rectum ;
  • chez la femme : sein, côlon-rectum et poumon.

Sur la période 2007-2014, le nombre annuel de décès par cancer est estimé à 8 623 dont 60 % chez l’homme.

Tous cancers confondus, chez les hommes, l’incidence bretonne est comparable à celle de la France métropolitaine, mais il existe une surmortalité.

La situation est plus favorable chez les femmes par rapport à la France métropolitaine.

- Concernant les trois localisations les plus fréquentes, il existe une sur-mortalité par cancer de la prostate (+ 15 %) et une sous-incidence et une sous mortalité par cancer du sein (- 9 % et -11 % respectivement)

Il existe de fortes disparités selon les localisations cancéreuses :

- Sur-incidence et/ou sur-mortalité de cancers liés à la consommation d’alcool et de tabac (œsophage et estomac pour les deux sexes, lèvre-bouche-pharynx et foie chez les hommes).

- Sur-mortalité importante pour le mélanome de la peau (> 20% pour chaque sexe).

- Sur-mortalité pour le cancer de la prostate chez l’homme (+ 15 %) pour lequel il existe de fortes disparités au niveau national. En effet, une surmortalité supérieure à 10 % par rapport au niveau national existe dans 28 départements. Les disparités de mortalités pourraient s’expliquer par une plus grande fréquence des cas de mauvais pronostic ou par une prise en charge moins efficace ou plus tardive. Cette étude, descriptive, ne permet cependant pas d’apporter des réponses sur ces points.

- Sous-incidence et sous-mortalité importante du cancer du pancréas, de la vessie et du cancer du sein chez la femme.

Il existe des disparités départementales au sein de la région

Il existe un gradient est-ouest : l’incidence et la mortalité en Ille-et-Vilaine sont très proches de la France métropolitaine, suivie des Côtes d’Armor et du Morbihan. Le Finistère est quant à lui en situation défavorable.

Il existe une sous-mortalité importante (≥11 %) du cancer du sein dans trois des quatre départements, les Côtes d’Armor, le Morbihan et le Finistère

Dans le Finistère :

- Sur-incidence (+55 %) et sur-mortalité (+82 %) particulièrement élevées du cancer de l’œsophage chez l’homme

- Sur-incidence (+14 %) et sur-mortalité (+21 %) importantes pour le cancer du poumon

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