Visites en EHPAD : un assouplissement des mesures

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Suite à la publication de l’instruction ministérielle relative aux visites en EHPAD, un ensemble de mesures et d’assouplissements ont été proposés. L’ARS Bretagne accompagne les chefs d’établissements pour mettre en œuvre le retour des visites dans un cadre organisé. Malik LAHOUCINE, directeur général adjoint et directeur des coopérations territoriales et de la performance revient sur ces mesures.
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« Le retour des visites intervient progressivement en fonction de l’évolution de la situation épidémique qui est plutôt favorable actuellement. Il y a néanmoins encore des résidents en EHPAD qui sont touchés par le virus. Il s’agit de donner la possibilité, à l’ensemble des résidents et le plus rapidement possible, d’avoir des visites notamment dans la perspective du WE à venir avec la fête des mères. Un moment qui invite l’ensemble des familles à souhaiter se rapprocher de leur proches ».

Parmi les assouplissements, il est possible désormais d’associer à ces visites les mineurs. Il y a aussi d’autres ouvertures comme par exemple la possibilité de bénéficier des soins esthétiques, d’une séance de coiffure... Le retour de professionnels de santé, comme les kiné dont les soins de rééducation sont favorables au maintien de l’autonomie sont aujourd’hui possibles y compris pour les soins non-urgents, le retour des bénévoles également : autant d’évolutions favorables… 

Au niveau des mesures, elles s’appuient sur la programmation de rendez-vous, les visites peuvent être organisées en chambre ce qui n’était pas possible auparavant et les visites en extérieur comme dans le jardin de l’Ehpad doivent être privilégiées.

Dans la mesure du possible, l’organisation des espaces dédiés pour les visites est recommandée. Ainsi, pour protéger les résidents les visites libres ne sont pas encore autorisées : le collectif de travail met en place une organisation pour prévenir la survenance du risque infectieux.

Malik LAHOUCINE reconnait que la mise en place de ces assouplissements est complexe mais nécessaire car il faut tenir compte de la fragilité, de la vulnérabilité des personnes âgées : « il faut concilier deux objectifs :d’une part pouvoir appréhender le résident dans sa dimension sociale, ce qui est très important pour lui, pour sa santé physique et psychique de pouvoir retrouver un lien avec sa famille, ses proches et d’autre part la nécessité de préserver des personnes vulnérables car on a encore des situations épidémiques qui affectent certains établissements médico sociaux. Il convient donc d’être prudent. Les repères donnés par l’instruction ministérielle permettent de servir ces deux objectifs.

Les chefs d’établissements à la manœuvre

Toute confiance est accordée aux directeurs d’établissements pour organiser ces visites, l’ARS ayant un regard sur la méthode.

« L’organisation des visites n’est pas une décision unilatérale du chef d’établissement mais c’est une décision collégiale prise avec les personnels et les membres du conseil de la vie sociale dans lequel sont représentés les résidents et leurs proches qui s’appuie sur les repères et les bonnes pratiques qui sont proposés dans l’instruction ministérielle pour que les visites de proches se fassent dans les meilleures conditions », précise Malik LAHOUCINE.