Orientations régionales proposées tirées des enseignements des expérimentations :
1. Portage et dynamique territoriale : le dispositif doit être intégré dans un CLS ou un CLSM (action), avec une chefferie de projet identifiée. Il s’inscrit dans une démarche de prévention du suicide globale.
2. Diagnostic territorial : Il doit préciser les besoins, les acteurs formés, les dynamiques existantes (PSSM, MISACO…), et la maturité locale sur la santé mentale.
3. Partenariats : L’implication des établissements de santé mentale est indispensable, idéalement en co‑portage. D’autres partenaires doivent être associés ou informés (3114, associations, MSA, PTSM, CPTS/MSP…).
4. Public cible et communauté protectrice : Chaque territoire doit identifier les publics vulnérables prioritaires (jeunes, personnes âgées, LGBTQIA+, précarité, personnes handicapées ou TND, personnes exposées, victimes de violences…). La communauté protectrice (univers scolaire, milieu professionnel, réseau associatif…) constitue le vivier des Sentinelles.
5. Recrutement et rôle des Sentinelles : Le recrutement passe par une communication ciblée et l’accès aux formations assurées par les formateurs régionaux. Les Sentinelles doivent participer à la formation, aux temps d’échanges annuels et à la supervision, et disposer d’outils pour orienter efficacement.
Cet AMI vise à structurer un réseau territorial de sentinelles pour améliorer le repérage précoce du risque suicidaire en Bretagne. Il repose sur une logique de projet territorialisé, partenarial et intégré à l’offre de soins, avec des exigences fortes en matière de gouvernance, de ciblage et d’animation. La sélection privilégie les territoires prioritaires ou dynamiques, avec un financement ciblé principalement sur la formation et conditionné à une structuration solide du projet.
Cadre de financement et sélection de l’AMI
Le déploiement du dispositif Sentinelle en Bretagne repose sur une structuration solide, un ancrage territorial clair, une animation de réseau régulière et l’implication centrale des établissements de santé mentale. L’objectif est de renforcer un premier maillon essentiel pour repérer et orienter les personnes en souffrance, au sein d’une chaîne de prévention sécurisée et cohérente.
L’ARS propose de financer 4 dispositifs par an pendant 3 ans (2026‑2028), soit 12 territoires au total avec un financement forfaitaire : 12 000 € par dispositif sur 3 ans, principalement pour la formation. La sélection se fait via un dossier de candidature, évalué par un comité ARS et partenaires.
Modalités de dépôt
Le dossier de candidature doit être transmis, par voie électronique uniquement, au plus tard le 30 mai 2026, à l’adresse suivante ars-bretagne-pps-ar@ars.sante.fr
Deux dossiers sont disponibles :
- Pour les ex-territoires d’expérimentations qui souhaitent poursuivre la dynamique en se conformant au cadre de l’AMI.
- Pour les nouveaux territoires de déploiement de sentinelle
Contact : claire.lerouvreur@ars.sante.fr




