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Bilan PMSI 2017 - Médecine, Chirurgie, Obstétrique (MCO)

Etude et rapport
Activité des établissements
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Bilan PMSI 2017 - MCO
Les bilans de l'activité des établissements de santé bretons construit à partir de l'exploitation des données du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Informations (PMSI).
Corps de texte

L’analyse de l’activité, portant sur l’année 2017, est réalisée à l’aune des territoires de santé et des objectifs du plan triennal ONDAM (Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie) 2015-2017, qui ont respectivement laissé place depuis aux territoires de l’offre hospitalière et à la Stratégie Nationale de Transformation du Système de Santé.

En Bretagne en 2017, 64 établissements de santé, ainsi que trois structures spécialisées en dialyse, ont transmis leurs données d’activité de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) via le PMSI. Parmi eux, on compte 36 centres hospitaliers publics, 12 établissements de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC) et 16 cliniques ex-OQN.

Entre 2012 et 2016, l’évolution des volumes d’activité en Bretagne a globalement suivi la tendance nationale. En 2017, la Bretagne enregistre près d‘un point de plus de croissance que le niveau national (+2,1 % vs. 1,2 %). L’activité de médecine stagne aussi bien en région qu’en France en 2017, avec une évolution respective de +0,4 % et +0,3 %. L’activité de chirurgie progresse en Bretagne à un rythme plus soutenu (+2,5 %) qu’au niveau national (+1,2 %). En obstétrique, la baisse de l’activité est importante et s’accentue depuis trois ans en France, en lien avec une diminution de la fécondité et du nombre de femmes en âge de procréer. Elle est plus marquée en Bretagne depuis 2012 (-2,5 % vs. -2,2 % en France). Enfin, le nombre de séances continue de progresser bien qu’à un rythme inférieur à celui de 2016, atteignant désormais +2,9 % au niveau national, notamment portées par le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques en cancérologie et par le nombre croissant de patients atteints d’une tumeur. La progression est plus importante en Bretagne : +4,9 % en 2017.

La part de l’activité ambulatoire en chirurgie continue d’augmenter en 2017, passant de 53,4 % à 55,1 %, et s’approche du taux national (55,9 %). Elle était de 44,2 % en 2012 et a donc progressé de près de 11 points en cinq ans. L’objectif du plan triennal ONDAM 2015-2017 est d’atteindre au niveau national un taux global de chirurgie ambulatoire de 66,6 % à l’horizon 2020.

En médecine, le Plan Triennal promouvait également le développement des prises en charge en ambulatoire (hôpital de jour et activité externe). En 2017, alors que l’activité de médecine stagne aussi bien en Bretagne qu’en France, l’activité de médecine sans nuitée augmente de 1,6 % en Bretagne, soit 1 point de plus qu’en France. La part de l’activité de jour représente 34 % de l’activité de médecine des établissements, contre 39,9 % au niveau national.

Côté recettes, la valorisation par l’Assurance Maladie de l’activité des établissements publics et ESPIC progresse de 3,2 % par rapport à 2016 en Bretagne. Les GHS et suppléments journaliers représentent près de 80 %  de ces recettes et leur valorisation augmente de 1,3 %. Cette hausse des recettes globales (+3,2 %) est légèrement supérieure à celle des volumes d’activité (+2,1 %) et s’explique par une forte progression de deux postes, les molécules onéreuses et les dispositifs médicaux implantables. Les recettes des molécules onéreuses progressent en Bretagne nettement plus qu’en France (16,7 % contre 12,9 %) et qu’en 2016 (+6,4 %). Cette importante hausse est liée principalement à l’intégration dans la liste en sus de deux spécialités financées précédemment dans le cadre de leur autorisation temporaire d’utilisation : KEYTRUDA (Pembrolizumab) et OPDIVO (Nivolumab). Sans ces deux spécialités, les dépenses pour le poste molécules onéreuses sont stables. Les recettes liées aux dispositifs médicaux implantables progressent de 7,2 % par rapport à 2016.

La valorisation de l’activité des établissements ex-OQN a diminué de 0,3 % en 2017 avec une baisse de 1,2 % des recettes sur le poste « GHS et suppléments » alors que l’activité de ces établissements augmente de 1,1% en nombre de séjours + séances.

Cette évolution s’explique par la diminution des tarifs et un changement de case mix (hausse du nombre de séances et des séjours de chirurgie ambulatoire qui engendrent des recettes moins importantes que les séjours en hospitalisation complète), compensés par la hausse de la valorisation des molécules onéreuses (+4,2%).

En 2017, l’activité de dialyse réalisée par les techniques avec lesquelles les patients sont plus autonomes et le suivi davantage effectué par le personnel paramédical, se développe. Toutefois, ce développement ne semble pas parvenir à faire évoluer sensiblement la prise en charge de l’insuffisance rénale, puisque l’activité en centre se maintient (+1 %), notamment dans les centres hospitaliers qui pratiquent peu ces alternatives, et reste la technique la plus utilisée à ce jour.

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