Fortes chaleurs et canicule

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Le plan national canicule (PNC), activé à compter du 1er juin, vise à prévenir et à limiter les effets sanitaires d’une vague de chaleur.
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En cas d'épisode de fortes chaleurs, un numéro d'information est mis à disposition du public :
Canicule Info Service - 0 800 06 66 66

La plateforme est ouverte dès le niveau 1 de veille saisonnière.

Le Plan National Canicule (PNC) comporte quatre niveaux :

Niveau 1 - veille saisonnière

Activé automatiquement du 1er juin au 15 septembre, ce niveau de veille saisonnière correspond à la vigilance verte sur la carte de Météo France.

Niveau 2 - avertissement chaleur (carte de vigilance jaune)

Le niveau 2 est déclenché en cas de probabilité importante de passage en vigilance orange canicule dans les jours qui suivent. Y sont associés les situations de "pic de chaleur" et d'épisode "persistant de chaleur" :

« pic de chaleur » : exposition de courte durée (un ou deux jours) à une chaleur intense présentant un risque pour la santé humaine, pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de leurs conditions de travail et de l’activité physique.
« épisode persistant de chaleur » : températures élevées qui perdurent dans le temps (supérieure à trois jours) pour lesquels les indices biométéorologiques (IBM) sont proches ou en-dessous des seuils départementaux ; ces situations constituant un danger pour les populations fragiles ou surexposées, notamment du fait de l’activité physique.

Niveau 3 - alerte canicule (carte de vigilance orange)

La canicule constitue une période de chaleur intense pour laquelle les IBM dépassent les seuils départementaux pendant trois jours et trois nuits consécutifs et susceptible de constituer un risque pour l’ensemble de la population exposée.

Quand un département est en vigilance orange sur la carte de Météo-France avec un pictogramme canicule (thermomètre), la décision de déclencher le niveau 3 – alerte canicule et d’activer les mesures du plan départemental canicule est de l’initiative du préfet de département avec l’appui de l’ARS.

Niveau 4 - mobilisation maximale (carte de vigilance rouge)

Le niveau 4 correspond à une canicule avérée exceptionnelle par sa durée, son intensité, son étendue géographique, à fort impact sanitaire, avec apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs (sécheresse, approvisionnement en eau potable, saturation des hôpitaux, feux de forêts, nécessité d’aménagement du temps de travail ou d’arrêt de certaines activités…).

Il est déclenché au niveau national par le Premier ministre sur avis du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l‘intérieur.

Tout le monde peut souffrir de la chaleur. Les personnes les plus à risques sont néanmoins :

Vagues chaleur niv.1 et 2 - personnes à risques

D’autres personnes sont susceptibles d‘être à risque, telles que les personnes souffrant de maladies chroniques, les travailleurs exposés à la chaleur, les sportifs, les personnes en situation de précarité ou sans-abri …

/!\ Les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, ainsi que les personnes qui prennent certains médicaments (diurétiques, psychotropes) peuvent également souffrir d'hyponatrémie (diminution de la concentration de sel dans le sang dû à une consommation excessive d'eau (> 1.5L par jour)).

Consulter votre médecin traitant pour adapter vos régimes et traitements médicamenteux.

Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon. Ainsi :

Chez l’enfant et l’adulte

Le corps exposé à la chaleur transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température (37°C). En conséquence, on perd de l’eau et le risque de déshydratation devient important.
On peut également avoir un « coup de chaleur » (une hyperthermie), soit une température corporelle supérieure à 40°C. Ce risque concerne principalement les nouveau-nés, les jeunes enfants et les adultes particulièrement exposés à la chaleur (sportifs, travailleurs en extérieur).

Chez la personne âgée

Les personnes âgées constituent une population particulièrement à risque d’hyperthermie et de déshydratation. Le corps transpirant peu, il a donc du mal à se maintenir à 37°C, favorisant l’augmentation de la température du corps et donc, le coup de chaleur.

Attention également aux risques d'hyponatrémie.

A côté des risques de coup de chaleur ou de déshydratation mieux connus de tous, l’hyponatrémie (diminution de la concentration de sel dans le sang) représente une complication grave souvent méconnue. 

Elle peut être parfois la conséquence d’un apport excessif d’eau par rapport au sodium (sel) ou d’un excès de perte de sel par rapport à l’élimination en eau. Elle peut être favorisée par l’âge, certaines maladies chroniques et certains traitements médicamenteux.

Quelles sont les populations à risque ?

  • les personnes âgées
  • les patients atteints de maladies chroniques
  • les patients qui prennent certains médicaments (diurétiques, psychotropes)

Les personnes âgées, poly-pathologiques et poly-médicamentées sont les plus exposées.

Quels sont les symptômes d'alerte ?

  • Fatigue anormale
  • Nausées
  • Vomissements
  • Apparition récente de gonflements (oedèmes)
  • Signes plus graves : trouble de la conscience, confusion mentale, convulsions, coma

Quelles sont les recommandations ?

  • Ne pas hydrater par excès avec de l'eau seule car d'autres aliments apportent aussi de l'eau ;
  • Accompagner la prise de boissons d'une alimentation variée, en fractionnant si besoin les repas, pour maintenir un apport de sel suffisant pour l'organisme (pain, soupes...) ;
  • Apporter aux personnes à risques une "transpiration artificielle" (mouiller régulièrement la peau et la ventiler) ;
  • Eviter les sorties à l'extérieur aux heures les plus chaudes ;
  • Systématiquement faire réévaluer par le médecin les régimes (hyposodés) et traitement en cours (en particulier les diurétiques) pour jauger de la pertinence du maintien ou de l'ajustement des doses au moment des grandes chaleurs.

Pour tous, il est nécessaire d’adopter les bons réflexes :

Mais aussi :

  • pendant les heures les plus chaudes (entre midi et 16h), ne pas s’exposer et se reposer dans un lieu frais ;
  • porter des habits amples et légers ;
  • donner et prendre des nouvelles de ses proches, notamment des personnes fragiles ;
  • en cas de malaise ou de troubles du comportement, contacter son médecin.

Protéger systématiquement les enfants, notamment ceux dont la peau et les yeux sont particulièrement sensibles, au moyen de chapeau, lunettes de soleil, t-shirt et short long …, renouvelez régulièrement l’application de crème solaire (toutes les deux heures) et n’exposez jamais directement les nourrissons au soleil.

Contacter le 15 si vous constatez les symptômes suivants :

Grande faiblesse, grande fatigue, étourdissement, vertiges, troubles de la conscience, nausées, vomissements, température corporelle élevée, soif et maux de tête …

Dans l’attente des secours, agissez rapidement : transportez la personne à l’ombre ou dans un endroit frais, mouillez son corps d’eau fraîche (à l’aide d’un vaporisateur par exemple) et ventilez-la.

Pendant les fortes chaleurs et la canicule, on adopte les gestes barrières !

La situation épidémique est prise en compte en tant que facteur aggravant dans la vigilance canicule, sachant que les populations vulnérables sont en partie les mêmes pour la COVID-19 que pour les fortes chaleurs (personnes âgées, souffrant de maladies chroniques, d'obésité…).
En ce sens, Santé publique France rappelle à tous les conseils simples à adopter pour lutter contre les conséquences de la chaleur, même de courte durée :