Agir ensemble pour la santé des Bretons

Grand froid : informations à destination des établissements et professionnels de santé

Article
Visuel
Grand froid
Le grand froid, le vent glacé, la neige sont des risques météorologiques à ne pas négliger. Ils peuvent être dommageables pour la santé, surtout pour les personnes fragiles ou souffrant de certaines pathologies mais aussi les personnes dans l’obligation de travailler en extérieur.
Corps de texte

Météo-France détermine trois niveaux de froid :

  • Période de temps froid : lorsque la température ressentie minimale du jour est comprise entre – 5 °C et – 10 °C
  • Période de grand froid : lorsque la température ressentie minimale du jour est comprise entre – 10 °C et – 18 °C
  • Période de froid extrême : lorsque la température ressentie minimale du jour est inférieure à – 18 °C

Les niveaux de vigilance météorologiques se formalisent par une carte de France métropolitaine qui signale si un danger menace un ou plusieurs départements dans les vingt-quatre heures à venir, à l’aide de quatre couleurs (vert, jaune, orange et rouge) indiquant le niveau de vigilance nécessaire.

Les niveaux "orange" et "rouge" mettent en évidence les phénomènes dangereux de nature, non seulement à mobiliser les services en charge de la sécurité civile, de la cohésion sociale ou de la santé, mais aussi à concerner l’ensemble de la population.

Le pictogramme représentant le paramètre "grand froid" apparaît sur la carte dès le niveau orange. En cas de multi-risques, le pictogramme grand froid est systématiquement affiché en juxtaposition à l’autre phénomène dangereux prédominant. Par exemple, en cas de vigilance orange pour "neige-verglas" et pour "grand froid", les deux pictogrammes seront présents.

C’est à partir des alertes de Météo-France que les mesures de prévention et de gestion sont adaptées pour limiter les effets en lien avec ces périodes.

Les effets peuvent être directs comme :

  • les maladies liées directement au froid telles que les gelures ou l’hypothermie, responsables de lésions graves, voire mortelles ;
  • l’aggravation de maladies préexistantes (notamment cardiaques et respiratoires).

Ils peuvent également être indirects comme le risque accru d’intoxication au monoxyde de carbone due au dysfonctionnement d’appareils de chauffage (au gaz, au fioul ou au charbon), ou à une utilisation inappropriée d’un moyen de chauffage (chauffage d’appoint utilisé en continu), ou encore lorsque les aérations du logement ont été obstruées

Les personnes les plus sensibles au froid sont les personnes sans abri ou mal logées, les personnes travaillant en extérieur, les enfants, les personnes âgées et les personnes présentant certaines pathologies chroniques préexistantes (maladies cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes).

  • diffusion des messages de prévention visant à sensibiliser et protéger les populations des conséquences sanitaires propres à la période hivernale ;
  • mise en alerte des établissements de santé et médico-sociaux (préservation de l’alimentation électrique, vérification de l’opérationnalité  des plans de mobilisation internes, et des conventions de coopération entre établissements médico-sociaux et de santé) ;
  • veille hebdomadaire, voire quotidienne en cas de tensions, de l’adaptation des capacités hospitalières à faire face aux urgences, aux hospitalisations et aux décès ;
  • transmission de l’alerte nationale en cas d’insuffisance de la capacité d’adaptation territoriale pour faire face aux besoins ;
  • transmission à ERDF des listes actualisées des patients à haut risque vital (patients sous respirateurs, enfants sous nutritions parentérale) afin que ceux –ci puissent être prévenus en priorité en cas de coupure accidentelle ou programmée d’électricité.