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La lutte antivectorielle

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La lutte antivectorielle
Les infections transmises par les insectes (moustiques tigres, tiques,…) font l'objet d'une surveillance particulière en France depuis 2006. Pour s’en protéger, il est conseillé d'adopter quelques mesures préventives.
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Qu'est-ce que la lutte antivectorielle ?

La Lutte antivectorielle a essentiellement pour objet de lutter contre les épidémies transmises par les insectes (les vecteurs arthropodes).

Elle concerne ainsi le moustique Aedes albopictus mais également les tiques (vecteurs de la maladie de Lyme), les punaises (vecteur de la maladie de Chagas), …Elle est à distinguer de la lutte de confort (ou démoustication) qui se concentre sur les pullulations de moustiques qui, de par leur nombre et leur agressivité, créent une gêne importante.

Qui est-il ?

Surnommé « moustique tigre », l'Aedes albopictus est un moustique originaire d’Asie implanté depuis de nombreuses années dans les départements français de l’Océan Indien. Il peut, dans certaines conditions, transmettre des arboviroses (maladies d’origine virale causées par des arbovirus) telles que la dengue, le zika  ou le chikungunya.

Il se distingue par sa coloration noire et blanche sur l’abdomen et les pattes. Il est petit (<5 mm) et très agressif. Il pique surtout le jour (lever et coucher du soleil).

Où le trouve-t-on ?

En métropole, ce moustique s’est développé de manière significative et continue depuis 2004. Présent dans 2 départements en 2006, il est désormais définitivement implanté dans 30 départements. Il n’est pour l’instant pas présent en Bretagne.

Comment s’en protéger ?

Le moustique se développe dans de petites quantités d'eau : des soucoupes de pot de fleurs, des vases... Ainsi pour éviter son développement, il est recommandé notamment de :

  • éliminer les endroits où l'eau peut stagner ;
  • changer l'eau des plantes régulièrement ;
  • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie ;
  • couvrir les piscines hors d'usage et les réservoirs d'eau.

Si vous pensez avoir attrapé un moustique tigre, et que celui-ci est en "bon état", vous pouvez :

  • le photographier et transmettre la photo à l'Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) atlantique par le biais de leur site Internet ,
    ou sur le site officiel suivant : http://www.signalement-moustique.fr ,
    ou sur l’application smartphone I-Moustique ;
  • envoyer le cadavre du moustique collé sur une feuille de papier avec un ruban adhésif transparent sous enveloppe timbrée à l’EID.

Qui sont-elles ?

La tique est un acarien visible à l’œil nu mais de très petite taille. Elle vit ancrée sur la peau des mammifères sauvages (gibiers, oiseaux, rongeurs,…) ou d’élevage (vaches, chevaux,…). Une fois fixées à la peau, elles se gorgent de leur sang pour se développer.
Chez l’homme, elle peut transmettre une maladie bactérienne appelée « Maladie de Lyme ».

Où les trouve-t-on ?

La tique vit dans les milieux humides : bois, buissons, prairies, espaces verts des villes. Elle peut être retrouvée tout au long de l’année mais sa présence est plus importante entre avril et octobre.

Comment s’en protéger ?

Avant l'activité :

  • portez des vêtements couvrant la plus grande partie du corps (pantalons longs et manches longues), ainsi que des chaussures fermées ;
  • rentrez la chemise dans le pantalon, et le bas du pantalon dans les chaussettes ;
  • vaporisez vos vêtements, chaussures et les parties du corps qui pourraient entrer en contact avec la végétation, de produits anti-tiques (attention aux contre-indications pour les enfants et les femmes enceintes).

Pendant l'activité :

  • empruntez si possible les sentiers ;
  • évitez les contacts avec les herbes et les broussailles ;
  • examinez régulièrement vos vêtements et les parties du corps qui sont entrés en contact avec la végétation car les tiques ne se fixent pas immédiatement dans la peau.

Après l’activité :

  • examiner attentivement tout le corps ;
  • porter une attention particulière à la tête et au cuir chevelu des enfants : les plus petites tiques peuvent vous échapper !
  • répéter cet examen pendant les jours qui suivent l’activité.

Que faire en cas de présence d’une tique ?

  • retirez la tique le plus rapidement possible et à l’aide d’un tire-tique (vendu en pharmacie) ou une pince à épiler très fine et non coupante ;
  • ne surtout pas comprimer le corps de la tique ou tenter de la tuer avec de l’éther, de l’huile, de l’alcool ou une flamme car cela risquerait de lui faire régurgiter les bactéries qu’elle contient ;
  • désinfecter la zone de morsure et la surveiller pendant plusieurs semaines ;
  • consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que : rougeur cutanée, maux de tête, fièvre et/ou douleurs dans les membres dans les jours ou semaines qui suivent la morsure de tique. Après diagnostic, il pourra vous prescrire le traitement adapté.
  • déclarer et géolocaliser, si possible, la tique, sur l'application smartphone "Signalement-tique", téléchargeable gratuitement. Il s'agit en outre d'un outil pratique et interactif où de nombreuses informations sont disponibles (conseils de prévention).