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Prévention de la légionellose

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Prévention de la légionellose
En 2016, 19 cas de légionellose domiciliés en Bretagne notifiés, incidence faible par rapport à l’incidence nationale. Ces pneumopathies supposent une exposition aux légionelles, bactéries qui se développent dans les installations à risque comme les réseaux d’eau chaude sanitaire ou les tours aéroréfrigérantes.
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Qu’est-ce-que la légionellose ?

La légionellose est une infection pulmonaire grave causée par une bactérie nommée Legionella. Il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse d’une personne à une autre.
La légionellose affecte essentiellement les adultes et touche plus particulièrement les personnes présentant des facteurs favorisants.

Cette maladie est à déclaration obligatoire auprès du médecin inspecteur de santé publique de l'Agence régionale de santé (ARS) de leur lieu d'exercice. 

Chacun d’entre nous peut être concerné.
Le risque de maladie augmente avec l’âge et plus particulièrement chez les fumeurs. Les personnes dont le système immunitaire est affaibli par certaines pathologies (diabète, cancer) sont aussi plus vulnérables.

Les légionelles sont présentes à l’état naturel dans les eaux douces (lacs et rivières) et les sols humides. À partir du milieu naturel, la bactérie peut coloniser les installations qui leur offrent des conditions favorables à leur développement (stagnation de l’eau, température de l’eau comprise entre 25 et 45 °C, présence de nutriments).

La contamination se fait par voie respiratoire, par inhalation d’eau contaminée diffusée en aérosol.

Les symptômes sont généralement similaires à ceux d’une grippe : fièvre, frissons, toux, difficultés respiratoires,…

La gravité de l’infection dépend de plusieurs facteurs, notamment de la virulence de la souche contractée et de la vulnérabilité de l’individu (tabagisme, âge, personnes immunodéprimées, transplantées, personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale, coexistence d’une maladie chronique…).

Les conséquences sanitaires des expositions aux légionelles peuvent prendre la forme :

  •  d’infections non-pulmonaires de type grippal (fièvres de Pontiac notamment) dont l’issue est généralement favorable ;
  •  d’infections pulmonaires graves, la légionellose.

La légionellose est une pneumopathie sévère. La létalité, bien que plus faible que par le passé, atteint 11%

La légionellose se traite avec des antibiotiques. La durée du traitement est généralement de 14 à 21 jours.

La plupart des patients atteints doivent être pris en charge à l’hôpital. Les cas de légionellose notifiés correspondent souvent à des personnes hospitalisées en réanimation ou en unité de soins intensifs. La guérison est obtenue souvent après plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Quand le diagnostic et le traitement interviennent tôt, l’issue est généralement favorable.

Chacun d’entre nous peut agir chez soi pour lutter contre l’exposition aux légionelles en :

  • faisant couler l’eau froide et l’eau chaude au moins 1 fois par semaine au niveau des points d’eau qui sont peu utilisés (évier, lavabos, douche, etc.) et après chaque période d’absence prolongée, pour tous les points d’eau avant de les réutiliser (notamment la douche) ;
  • surveillant la température de l’eau chaude au domicile : elle doit être très chaude mais pas « bouillante » (au moins 50°C et au plus 60°C au niveau de l’évier de la cuisine) 
  • procédant régulièrement au détartrage et à la désinfection des embouts de robinetterie (brise-jets, pommeaux de douches, etc.) ;
  • utilisant de l’eau stérile pour les appareils biomédicaux (nettoyage et remplissage des appareils d’oxygénothérapie ou de lutte contre l’apnée du sommeil).

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Contact

Contenu

- CORRSi : 09 74 50 00 09

- ARS : Pôles Santé Environnement : consulter la page Contact

- Tours aéroréfrigérantes :

DREAL Bretagne
L’Armorique
10, rue Maurice Fabre
CS 96515
Tél : 02.99.33.45.55
Mail

Site internet : www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr