Ces substances agissent directement sur le cerveau, altérant les perceptions, les humeurs, le comportement ou les fonctions cognitives. Leur usage expose à des risques sanitaires majeurs, allant de troubles psychiques à des pathologies chroniques, voire mortelles.
Outre leurs conséquences médicales, les substances illicites posent des problèmes sociaux, économiques et judiciaires. Leur consommation peut être liée à des phénomènes d’exclusion, de précarité ou de délinquance, et constitue un enjeu central des politiques de santé publique.
Depuis trois décennies, le cannabis demeure la drogue illicite la plus consommée en France. En 2023, un adulte sur 2 a ainsi déjà expérimenté le cannabis au cours de sa vie. L’usage régulier, défini par au moins dix consommations au cours des trente derniers jours, est resté stable à 3,4% parmi les adultes âgés de 18 à 75 ans.
Par ailleurs, en 2023, 14,6% des adultes de 18 à 64 ans déclaraient avoir déjà consommé une drogue illicite autre que le cannabis, soit une hausse relative de 50% par rapport à 2017, où cette proportion atteignait 9,8%.
Un niveau d’expérimentation plus élevé chez les jeunes breton
Dans la région Bretagne, il est observé un niveau d’expérimentation chez les jeunes plus important en cannabis (36,4% vs 29,9%), en poppers (22,5% vs 11,0%), en cocaïne (2,6% vs 1,4%), en MDMA (3,2% vs 2,0%) et en kétamine (2,0 % vs 1,0%).
Les expérimentations de la plupart des autres substances psychoactives illicites ou détournées sont similaires à la moyenne métropolitaine.
Un taux de passage aux urgences pour usage de cocaïne multiplié par 10 entre 2010 et 2022
Comme partout, l’amplification de la consommation de la cocaïne est constatée en Bretagne et elle constitue un sujet de santé publique préoccupant qui engendre une augmentation de passage aux urgences et en CSAPA. Le taux de passages aux urgences liés à l’usage de cocaïne en Bretagne est ainsi passé de 4,3 pour 100 000 passages en 2010 à 34,4 pour 100 000 en 2022.
Enfin, l’émergence des conséquence somatiques lourdes des consommateurs de kétamine est également un nouvel enjeu à prendre en compte.
Dans le cadre de sa campagne jeunes à destination des 15- 25 ans, l'ARS Bretagne a lancé en 2024 un volet dédié à la prévention en milieu festif : "Fête ça bien !".
La campagne « Fête ça bien » ne cherche pas à censurer les milieux festifs et ses à-côtés, mais à encourager l’adoption de comportements sécurisés et protecteurs en contexte festif.
A travers cette initiative régionale à la tonalité positive, il s’agit d’informer et de prévenir les jeunes des risques en milieu festif et les encourager à adopter des gestes préventifs, tout en ayant à l’esprit que la fête c’est bon pour la santé mentale, les liens sociaux et c’est ce qui rassemble.
L’objectif est de réduire les mises en danger, éviter de prendre des risques pour soi-même et sa santé : faire rimer « soirée sans risque avec bonne soirée » ; montrer qu’il est « possible de s'amuser tout en restant en sécurité » et que « passer une soirée réussie et sans risques, ça tient parfois à un conseil, une astuce ».
4 thèmes sont portés par cette campagne
Alcool, drogue, vie affective et sexuelle et sécurité, avec des messages préventifs, positifs, bienveillants qui n’interdisent pas, ne dénoncent pas, ne culpabilisent pas :
- Ce soir, l’alcool c’est de l’eau après chaque verre ;
- Ce soir, je pécho, pas d’IST ;
- Ce soir, on se défonce que sur la piste ;
- Ce soir, on se lâche pas de vue.
Télécharger le kit de communication :
Cette campagne a obtenu le Trophée Argent 2025 du Grand Prix Com&Médias. Une belle distinction qui la place parmi les meilleures du grand Ouest en 2025 !
@Pourmasante_ : le réseau social de l’ARS Bretagne pour parler aux jeunes
En appui de cette campagne, l’ARS Bretagne alimente une page Instagram dédiée : @pourmasante_
Créé en 2022, ce compte a vocation à publier des posts, stories et courtes vidéos (reels) sur les thèmes de la prévention et de la promotion de la santé : alimentation, activité physique, addictions, santé mentale, santé sexuelle…
Prévenir les dommages liés aux addictions - qu’il s’agisse de consommations de substances psycho-actives ou de comportements à risque -, c’est d’abord réduire les conséquences négatives pour la santé, la société et l’environnement.
Plusieurs associations en régions, dont l’association Addiction France et Liberté couleur réunis autour du collectif l’Orange bleue, permettent la promotion de la réduction des risques (RDR) en milieux festif auprès des festivaliers, du grand public et des organisateurs d’événements, afin de :
1. Former et accompagner les acteurs de la vie nocturne
- Sensibilisations aux risques en milieu festif : bases RDR, violences sexistes/sexuelles, gestion de personnes sous-produits, santé auditive, etc.
- Suivi des organisateurs avant et après les événements.
- Formation obligatoire de base pour accéder aux mallettes de RDR.
2. Diffuser le matériel de réduction des risques
3. Intervenir directement sur site
- Présence de stands ou d’équipes mobiles sur les événements (festivals, clubs, free party…).
- Distribution de matériel RDR (préservatifs, bouchons d’oreilles, roule-ta-paille…).
- Informations sur la santé, accompagnement psychologique, orientation vers structures spécialisées.
Pour contacter l'Orange Bleue :
Le Collectif l'Orange Bleue à Rennes est une association de réduction des risques en milieu festif.
Joignez-les au 06 08 10 30 12 ou par e-mail à coordination@orangebleue.org.
Projet développé dans le Morbihan en partenariat avec la préfecture, il vise à créer un label qualité en matière de prévention santé en milieu festif, en étroite collaboration avec les gérants d’établissements de nuit et de leurs équipes.
Le Label Night valorise les lieux qui s’engagent concrètement pour la sécurité, la prévention et la santé de leur clientèle, tout en promouvant une culture de le fête responsable et inclusive : mise à disposition d’eau, cocktail sans alcool et à moindre coût, identification des SAM (celui qui ne boit pas) et modalités de transports en commun, information et accès à du matériel de RDR (préservatifs, bouchons d’oreille ..), lutte contre les violences sexistes et sexuelles (espaces « Chill », code d’alerte...).
Il s’agit de structurer et renforcer les coopérations entre établissements de nuits et les acteurs de la prévention à travers la mise en œuvre d’une charte intégrant l’accompagnement durable des établissements par la formation de leurs salariés et la mise en œuvre d’environnements protecteurs.
Ce label est en cours de déploiement également dans l’Ille et vilaine.




