Des eaux de bonne qualité bactériologique
Parmi les 589 sites de baignades contrôlés et classés en 2025 en Bretagne, 98,3 % d’entre eux respectent les exigences de qualité fixées par la réglementation européenne : les eaux sont classées de qualité excellente (79,8 % des sites), bonne (14,8 %) ou suffisante (3.7 %). 10 sites sont classés en qualité insuffisante (1,7 %).
Les 10 sites classés en qualité insuffisante :
- Baie de la Vierge-Pont Roux (Ploulec’h, Côtes d’Armor)
- Les Quatre Vaux à St-Cast (Saint-Cast le Guildo, Côtes d’Armor)
- Toul an Touch (Plougoulm, Finistère)
- Dibennou (Guisseny, Finistère)
- Postollonec (Crozon, Finistère)
- Penfoul (Landunvez, Finistère)
- Porzou (Concarneau, Finistère)
- Scluz (Plounéour-Brignogan plages, Finistère)
- Bon Secours (Saint-Malo, Ille-et-Vilaine)
- Rochebonne (Saint-Malo, Ille-et-Vilaine)
Par ailleurs, 15 autres sites ne sont pas classés :
les sites de Lerret (Kerlouan) ; Moulin de la Rive (Locquirec) ; Ilien (Ploumoguer) ; Mazou (Porspoder) ; Croix et Barrachou (Guisseny) : ces sites sont ou ont été interdits à la baignade pour motif sanitaire pendant plusieurs années ;
le site de l’Anse aux Moines (Plérin) pour raison de sécurité
les sites de Toëno (Trébeurden) ; Kermaquer, Traou Trez, les Carclais et l’île à Bois (Lézardrieux) ; le Tertre Pelé (Saint-Briac/Mer) ; la Piscine du Pool et la Piscine du Prieuré (Dinard) : il s’agit de baignades nouvellement contrôlées en 2025 pour lesquelles le nombre de données de contrôle n’est pas encore suffisant pour calculer un classement sanitaire. Ces baignades pourront être classées à l’issues de la saison 2026.
Ces chiffres utilisent les résultats du contrôle officiel mené par l’ARS Bretagne, au cours de la saison 2025 et des 3 années précédentes.
Focus départemental
Département | Sites contrôlés et classés | Qualité excellente | Qualité bonne | Qualité suffisante | Qualité insuffisante |
|---|---|---|---|---|---|
Côtes d’Armor | 129 | 102 | 19 | 6 | 2 |
Finistère | 261 | 208 | 38 | 9 | 6 |
Ille-et-Vilaine | 53 | 40 | 10 | 1 | 2 |
Morbihan | 146 | 120 | 20 | 6 | 0 |
Les résultats de ces contrôles et les classements qui en découlent permettent aux responsables locaux de renseigner les vacanciers sur la qualité des eaux et les risques pour la santé.
Chiffres clés en 2025 :
- 589 sites de baignade contrôlés et classés (568 en mer + 21 en eau douce)
- près de 6 400 prélèvements d’eau et analyses microbiologiques
- 139 échantillons d’eau qualifiés en qualité mauvaise pendant la saison de contrôle (2.2%)
- 100 interdictions temporaires de la baignade liées aux résultats du contrôle officiel
- plus de 200 prélèvements d’eau à des fins d’analyses des cyanobactéries et de leurs toxines
Campagne de contrôle 2026
Pour la saison 2026, ce sont 604 sites baignades qui seront contrôlés. Des mesures d’interdiction de la baignade, ponctuelles et provisoires ou permanentes pourront intervenir en cas d’épisode de contamination (100 mesures d’interdiction temporaires liées au contrôle officiel lors de la saison 2025). Les collectivités locales, fortement mobilisées, jouent un rôle clé dans les différentes mesures de gestion associées, pour la protection sanitaire des baigneurs et l’amélioration de la qualité des eaux au travers de leur politiques d'assainissement et d'aménagement du territoire.
Au démarrage de la saison 2026, 5 sites sont interdits en permanence à la baignade pour motif sanitaire :
Croix et Barrachou (Guisseny), Lerret (Kerlouan), Moulin de la Rive (Locquirec), le Valais (Saint-Brieuc).
Information du public
Les résultats et informations sanitaires liés à la qualité des eaux de baignade sont affichés, à l’initiative des maires, sur des panneaux dédiés à cet effet, habituellement installés à l’entrée des sites de baignade.
Le site du ministère chargé de la santé (baignades.sante.gouv.fr) donne aussi accès à l’ensemble des résultats du contrôle tout au long de la saison balnéaire et permet de connaître les résultats obtenus lors des quatre saisons précédentes. Ce site Internet est disponible en trois langues (français, anglais et allemand) afin de répondre aux attentes du plus grand nombre et en particulier des touristes.
En Bretagne, les résultats complémentaires de la surveillance sanitaire des microalgues pour les baignades en eau douce sont aussi disponibles sur les sites de l’ARS Bretagne et bretagne-environnement.fr.
Organisation du contrôle sanitaire des eaux de baignade
Depuis près de 50 ans, l’ARS Bretagne assure le contrôle de la qualité des eaux de baignade sur les sites en mer et en eau douce déclarés par les collectivités, de début juin à mi-septembre.
Ce contrôle porte principalement sur la qualité bactériologique de l’eau déterminée à travers les deux indicateurs de contamination fécale réglementés : Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Pour les baignades en eau douce, une surveillance complémentaire des microalgues potentiellement toxiques - les cyanobactéries - et de leurs toxines est également réalisée.
En cours de saison, les résultats d’analyse sont comparés à des valeurs seuils permettant d’apprécier la qualité sanitaire instantanée de l’eau de baignade (la qualité sanitaire est qualifiée de bonne, moyenne ou mauvaise). En cas d’épisode de contamination, la baignade peut être temporairement interdite, ainsi que la pêche à pied récréative si cette activité est pratiquée. Pour les sites en eau douce, les restrictions d’usage peuvent aussi concerner les activités nautiques et la consommation de poisson de pêche.
A l’issue de la saison, un classement sanitaire est calculé pour chaque site de baignade, selon les règles communes à l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne (classement statistique calculé à partir des résultats acquis sur 4 années de contrôle) : la qualité de l’eau est qualifiée d’excellente, bonne, suffisante ou insuffisante. Pour être conformes aux exigences européennes, les eaux de baignade doivent être au moins de qualité suffisante.
Qualité des eaux de baignade : un enjeu de santé publique
Le risque infectieux associé à la baignade se traduit principalement par des gastro-entérites, des otites, des rhinites et des dermatites. Les eaux douces sont aussi concernées par des risques particuliers, tels que la leptospirose et les proliférations de cyanobactéries.
D’une façon générale, l’apparition de troubles sur la santé dépend du niveau de contamination de l’eau, de l’état de santé du baigneur et de l’intensité de son exposition à l’eau contaminée. Les populations les plus sensibles sont les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées.
En marge du suivi de la qualité bactériologique des eaux de baignade, le contrôle réalisé par l’ARS Bretagne permet aussi de repérer d’autres situations pouvant occasionner des risques ou interrogations sanitaires (échouage de macroalgues, phénomènes d’eaux colorées, présence de méduses, etc.).
L’ARS Bretagne rappelle que sur les sites de baignade, le risque majeur reste la noyade et que des gestes simples peuvent être adoptés à tout âge pour se baigner en toute sécurité.
Les baignades, nouveaux espaces sans tabac
Depuis l’été 2025, les plages bordant les eaux de baignade sont des espaces sans tabac où il est interdit de fumer pendant la saison balnéaire. Une signalisation officielle doit être installée sur site pour l’information du public.
Pour faciliter la mise en œuvre de cette évolution réglementaire, le ministère en charge de la santé met à disposition sur son site Internet de nombreux outils d’accompagnement à l’attention des collectivités notamment (modèles officiels de signalisation, guide de déploiement, foire aux questions).
Largement plébiscitée par les Français, cette mesure permet de préserver les plages de la pollution tabagique, tant sanitaire qu’environnementale.




