Jeudi 4 juin, dans le cadre des investigations conduites par l’ARS Bretagne suite au signalement d’une quarantaine de cas de gale, un dermatologue du centre hospitalier de Bretagne atlantique s’est déplacé à l’école Joseph Le Brix de Baden. Le spécialiste a proposé un examen dermatologique permettant de poser un diagnostic de certitude.
Lors de cette opération :
53 enfants et 4 adultes ont été examinés.
Parmi eux, aucun diagnostic de gale n’a été confirmé.
Précisions quant aux 6 personnes observées le mardi 2 juin
Le patient pour lequel le diagnostic gale avait été retenu mardi 2 juin a revu le dermatologue ce jeudi 4 juin. Ce nouvel examen, l’évolution des lésions et des informations complémentaires sur sa situation ont finalement permis d’écarter le diagnostic de gale.
Il n’y a donc aucun cas de gale dans les établissements scolaires de Baden.
Une piste crédible : les chenilles processionnaires du chêne
Au cours de ses investigations menées en lien avec les services municipaux et la Direction de l’école, l’ARS Bretagne a eu connaissance de la présence de chenilles processionnaires du chêne sur deux sites fréquentés par les enfants.
Les services techniques de la ville de Baden sont intervenus à plusieurs reprises depuis le 20 mai sur des arbres de l’école publique et de l’espace enfance (structure également fréquentée par les enfants de l’école privée). Depuis, une surveillance accrue a été mise en place et un périmètre de sécurité a été déployé.
En cas d’agression ou de stress, la chenille processionnaire du chêne peut libérer des milliers de poils microscopiques urticants dans l'environnement. Ces poils peuvent être transportés par le vent, s’accrocher facilement aux tissus (peau, muqueuses, vêtements) et provoquer des réactions parfois importantes chez l'être humain et les animaux.
Les principaux symptômes observés sont :
des démangeaisons et irritations cutanées ;
des rougeurs ou éruptions cutanées ;
des irritations des yeux ;
des irritations des voies respiratoires pouvant entraîner toux ou difficultés respiratoires ;
plus rarement, des réactions allergiques sévères nécessitant une prise en charge médicale rapide.
La période de risque sanitaire est particulièrement élevée entre le printemps et le milieu de l'été, lorsque les chenilles sont présentes sur les arbres et dans leur environnement. La présence de nids de chenilles processionnaires du chêne est cette année très supérieure aux années précédentes. La présence en masse des chenilles observée cette année dans la région est comparable à celle de 2007, année de la dernière pullulation en Bretagne.




