Formation médicale en Bretagne : progression historique du nombre d’internes et arrivée de 137 "Docteurs juniors" de médecine générale

Communiqué de presse

Les facultés de médecine de Brest et Rennes enregistrent une nette hausse des capacités de formation médicale : + 16,2 % d’internes en un an.
La rentrée marque aussi le déploiement de la 4e année d'internat de médecine générale : dès novembre, 137 docteurs juniors exerceront en Bretagne.
L’ARS Bretagne salue ces avancées qui contribuent à renforcer durablement l’offre de soins sur les territoires.

Une hausse historique du nombre d’internes formés en Bretagne

Pour cette rentrée universitaire 2026-2027, 516 nouveaux internes vont venir se former en Bretagne, soit une augmentation de 16,2 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution est la conséquence de la fin du numerus clausus décidée en 2019, appliquée dès la rentrée universitaire 2020.

Cette progression confirme le dynamisme et l’attractivité des sites universitaires bretons auprès des futurs médecins. 

Cette réussite résulte d'un engagement collectif associant les universités, les établissements de santé, les professionnels de santé engagés dans la formation, les collectivités territoriales et l'ensemble des acteurs mobilisés pour préparer l'offre de soins de demain.

Face aux enjeux démographiques que connaît le système de santé, l'augmentation du nombre d'étudiants formés constitue un levier essentiel pour répondre aux besoins futurs de la population et garantir un accès aux soins sur l'ensemble du territoire.

137 "Docteurs juniors" au plus près des territoires

La rentrée 2026 est également marquée par l’arrivée de 137 docteurs juniors de médecine générale en Bretagne à compter du mois de novembre. Parmi eux, 118 exerceront auprès de médecins généralistes maîtres de stage universitaires, en proximité des habitants et au plus près de leurs besoins de santé.

Plus des deux tiers de ces stages sont situés dans des secteurs identifiés comme prioritaires ou nécessitant un soutien particulier en matière d'offre de soins. Cette répartition illustre la volonté commune des partenaires d'accompagner les territoires les plus fragiles et de favoriser une présence médicale au plus près des populations.

Cette réforme constitue une avancée majeure. Elle rapproche la formation médicale des réalités de terrain, permet aux futurs médecins la découverte de nouveaux modes d'exercice et contribuera progressivement au renforcement de l'offre de soins dans les zones les plus fragiles. 

Au-delà de l'expérience professionnelle acquise, ces stages permettent aux jeunes médecins de découvrir un territoire, de créer des liens avec les équipes locales et, potentiellement, d'y construire leur projet d'exercice futur.

Les données observées lors de cette première année de déploiement montrent que les territoires les plus fragiles doivent continuer à faire l'objet d'une attention particulière afin de bénéficier pleinement de cette dynamique. Les partenaires entendent notamment renforcer le développement des terrains de stage, soutenir l'engagement des maîtres de stage universitaires et suivre dans la durée les parcours professionnels et les choix d'installation des jeunes médecins.

L'objectif est clair : consolider l'attractivité des territoires bretons et favoriser une répartition plus équilibrée de l'offre médicale au bénéfice de tous les habitants.

Carte : répartition des 137 docteurs juniors

Le docteur junior est un médecin en fin de formation, qui a obtenu sa thèse. Dans le cadre de la quatrième année du diplôme d'études spécialisées de médecine générale, il exerce principalement en cabinet médical avec un haut niveau d'autonomie, tout en bénéficiant de la supervision de son maître de stage.

Cette année de professionnalisation a pour but de permettre la transition vers le plein exercice en tant que professionnel diplômé. Le Docteur junior en médecine générale gère ses consultations, participe à l’organisation du cabinet et développe sa capacité à prendre des décisions médicales de manière indépendante tout en poursuivant sa formation universitaire.

À l’issue de cette quatrième année, la formation est validée et le jeune médecin peut alors s’inscrire à l’Ordre des médecins et exercer en tant que médecin généraliste, en cabinet de ville ou dans d’autres formes d’exercice.