Agir ensemble pour la santé des Bretons

Le monoxyde de carbone

Article
Visuel
monoxyde de carbone
Le monoxyde de carbone est un gaz toxique et mortel, résultant d’une mauvaise combustion. Il constitue encore aujourd’hui la première cause de decès par toxicité aiguë en France. Des gestes simples de prévention permettent d’éviter l’intoxication.
Corps de texte

Le monoxyde de carbone est un gaz toxique, indétectable par nos sens. Il est incolore, inodore, non irritant, sans saveur et d’une densité proche de celle de l’air.

Il provient de la combustion incomplète des combustibles organiques (bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane) utilisés dans les appareils de chauffage, de production d’eau chaude ou moteurs thermiques  (groupe électrogène, par exemple) défectueux, vétustes, employés dans de mauvaises conditions ou mal entretenus.

Des situations climatiques particulières (brouillards, intempéries, grand froid) entraînent une augmentation des risques, d’autant plus qu’elles s’accompagnent généralement de l’utilisation massive de chauffages d’appoint (poêle à pétrole, brasero….) en complément ou substitution des installations habituelles.

Après avoir été respiré, il prend la place de l’oxygène dans le sang et peut être à l’origine de maux de tête, nausées, fatigues, malaises ou encore de paralysies musculaires. Son action peut être rapide ; dans les cas les plus graves, il peut entraîner en quelques minutes le coma, voire le décès. Les personnes intoxiquées gardent parfois des séquelles à vie.

On recense chaque année environ 5 000 intoxications et 100 décès dus au monoxyde de carbone en France.

Quelques conseils simples existent pour éviter les intoxications par le monoxyde de carbone dans l’habitat :

  • faîtes vérifier chaque année vos installations par un professionnel (chaudières, chauffe-eau et chauffe bains, cheminées, inserts et poêles, conduits d’aération) ;
  • aérez votre logement même en hiver et ne bouchez jamais les entrées d’air ;
  • faites effectuer un ramonage mécanique de vos conduits et cheminées deux fois par an (des oiseaux peuvent y installer leurs nids) ;
  • n’utilisez pas pour vous chauffer : des chauffages d’appoint en continu - ils ne sont pas raccordés à l’extérieur et doivent être utilisés dans des pièces ventilées ; des appareils non destinés à cet usage (réchauds de camping, panneaux radiants, fours, braseros…) ;
  • n’utilisez pas à l’intérieur des locaux un groupe électrogène et veiller à ce que les gaz de combustion ne rentrent pas dans le logement.

► Vous pouvez retrouver ses conseils et d’autres éléments complémentaires d’information sur le site Internet de l’Inpes.

  • aérez immédiatement les locaux en ouvrant les portes et les fenêtres ;
  • arrêtez si possible les appareils à combustion ;
  • évacuez au plus vite les locaux et bâtiments ;
  • appelez les secours (n° d’urgence européen : 112 ; Pompiers : 18 ; SAMU : 15) ;
  • Ne réintégrez pas les lieux avant d’avoir reçu l’avis d’un professionnel du chauffage ou des Sapeurs-Pompiers.

Entre 2010 et 2014, 142 épisodes d’intoxications accidentelles par le monoxyde de carbone ont été signalés à l’ARS. Les enquêtes réalisées par les agents de l’ARS après chaque déclaration d’accident ont permis de montrer que les chaudières constituaient la principale source d’intoxication. Vous pourrez trouver d’autres informations sur l’ampleur de ces intoxications lors de cette période dans le bilan réalisé par la CIRE Ouest.

Entre le 1er septembre 2017 et le 31 mars 2018, 67 épisodes d’intoxications accidentelles par le monoxyde de carbone ont par ailleurs été déclarés à l’ARS. Ce chiffre est sans aucun doute en deçà de la réalité.  Une nouvelle fois, les chaudières et leurs conduits ainsi que les groupes électrogènes sont des équipements fréquemment mis en cause.