Agir ensemble pour la santé des Bretons

Les piscines en Bretagne

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Afin de garantir de bonnes conditions sanitaires pour l’ensemble des baigneurs, les piscines publiques et privées recevant du public (piscines de centres de vacances, campings, hôtels, restaurants, club sportifs, instituts de beauté…) font l’objet de contrôles réguliers par l’Agence régionale de santé.
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Les usagers sont informés de la qualité de l’eau des bassins par l’affichage et la publication en ligne des derniers résultats des analyses d’eau.

Le baigneur doit pouvoir accéder facilement aux informations relatives à l’état sanitaire de la piscine qu’il fréquente

Le gestionnaire de l’établissement doit ainsi communiquer les informations suivantes aux usagers :

  • Le règlement intérieur de la piscine ;
  • Les rapports sanitaires et analyses transmises par l’Agence régionale de santé ;
  • La fréquentation Maximale Instantanée (FMI), qui doit être affichée à l’entrée de la piscine. Il s’agit du nombre maximal de personnes (baigneurs et non baigneurs) pouvant se trouver simultanément dans l’établissement ;
  • Le temps de baignade maximum recommandé de 15 minutes pour un spa ;
  • Les recommandations générales d’hygiène.

L’affichage en un lieu accessible à tous les usagers est obligatoire.

Des gestes simples permettent aux baigneurs de participer activement au maintien d’une eau de bonne qualité plus longtemps :

  • Ne pas se baigner en cas de plaie, d’infections ou de maladie transmissible (rhume, angine, gastro-entérite, etc.)
  • Mettre un maillot de bain propre dans les vestiaires et porter un bonnet de bain ;
  • Respecter les zones pieds chaussés / pieds nus. Dans les piscines, des panneaux doivent informer l’usager sur les zones à respecter ;
  • Passer aux toilettes et prendre une douche savonnée avant la baignade ;
  • Passer par les pédiluves.

Risque microbiologique

Il est lié à la présence dans l'eau, sur les sols ou les surfaces de micro-organismes pathogènes.
Ces micro-organismes sont apportés par le baigneur lui-même et peuvent provoquer des troubles de la santé chez le baigneur tels que :

  • Des affections cutanées bénignes : mycoses, eczéma, verrue plantaire, etc.
  • Plus rarement des affections ORL ou digestives et des conjonctivites.

Risque chimique

Les produits utilisés lors de la désinfection ou du traitement de l’eau (produits chlorés, acides) présentent des risques et nécessitent des précautions d’usage. Il convient de respecter les conditions de stockage et d’utilisation préconisées par les fabricants, afin d’éviter des accidents pouvant conduire à des explosions ou incendies.

Par ailleurs, le chlore utilisé comme désinfectant forme avec les composés organiques azotés amenés par les baigneurs (urine, sueur, cosmétiques) des chloramines, qui peuvent être à l’origine de troubles irritatifs ou respiratoires.

Des gestes d’hygiène simples avant l’entrée dans l’eau (douche savonnée, démaquillage, passage au pédiluve) associés à une bonne installation de traitement de l’eau et de l’air permettent de réduire la formation de ces composés.

Risque physique

Le risque de noyade est de loin le risque le plus élevé en piscines : environ 500 décès par noyade chaque été. Des précautions sont donc à prendre de façon systématique.

La mise en place de systèmes de sécurité est rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2006 pour toutes les piscines de plein air dont le bassin est totalement ou partiellement enterré et qui ne relèvent pas de la loi nº 51-662 du 24 mai 1951 assurant la sécurité dans les établissements de natation.
Dans certains cas (notamment dans les établissements de natation), la surveillance par des personnes titulaires d’un diplôme adéquat permet d’assurer la sécurité des baigneurs.

La baignade est à proscrire en cas de consommation d’alcool ou de forme physique précaire.   

► Pour en savoir plus : site de l'ANSES

La règlementation se trouve à la fois dans le Code de la Santé Publique et dans le Code du Sport.

Les piscines concernées

Toutes les piscines et spas non réservés à l’usage personnel d’une famille, c’est à dire toutes les piscines et spas recevant du public : piscines municipales, centres nautiques, campings, centres de vacances, hôtels, clubs de gym, institut de beauté, etc.

Les piscines thermales et les piscines des centres de réadaptation fonctionnelle d’usage exclusivement médical ne sont pas soumises à cette réglementation.

Les obligations des gestionnaires de piscines

Le cadre réglementaire impose une obligation de moyens et de résultats en matière de sécurité sanitaire des installations. Le gestionnaire doit respecter les principes suivants :

  • règles techniques de conception et de fonctionnement de l’établissement ;
  • surveillance quotidienne de la qualité de l’eau en complément du contrôle sanitaire mensuel mis en œuvre par l’Agence régionale de santé ;
  • utilisation de procédés et de produits de désinfection de l’eau agréés par le ministère chargé de la santé ;
  • respect des règles d’hygiène relatives notamment au nombre de sanitaires et de douches, aux pédiluves et au règlement intérieur de la piscine ;
  • sécurisation des installations et surveillance de la baignade.

Dans la région Bretagne, environ 750 piscines sont contrôlées par les services de l’ARS.
Des prélèvements et analyses de l’eau des bassins sont effectués une fois par mois et une visite complète des installations est réalisée périodiquement. Ce qui représente près de 8500 prélèvements d’eau chaque année.

Les dispositions réglementaires prévoient une surveillance sanitaire des piscines à deux niveaux :

Le contrôle sanitaire de l'ARS Bretagne

Le contrôle permet de s’assurer du respect des règles d'hygiène au sein des piscines publiques et des piscines privées.

► En savoir plus sur le contrôle sanitaire de l'ARS

L'auto-contrôle de l'exploitant

L'exploitant est tenu de mettre à la disposition des usagers des installations dont l'hygiène est irréprochable, en opérant des mesures de gestion et de vérification adaptées pour :

  • le traitement de l'eau ;
  • l’entretien des sols ;
  • les dispositifs de traitement de l'air ;
  • la vérification de la qualité de l'eau ;
  • la tenue d'un carnet sanitaire.